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L'atelier

L'atelier d'Odile, la coussinière, se trouve pour l'instant à Gargas, dans le Vaucluse. Situé entre Roussillon et Apt, Gargas est un incontournable dans la découverte de l'histoire de l'ocre. Mais la coussinière est voyageuse, l'atelier va très prochainement déménager à Sault, village de caractère au pied du mont Ventoux et au cœur de la Provence ! Le nouvel atelier s'ouvrira sur un plateau aux paysages envoutant de couleurs, de parfums et de grands espaces.

 


Matériaux utilisés

  • Triticum Monococcum.

Le petit épeautre est l'ancêtre du blé. Il n'a subi aucune transformation génétique, il est tel qu'il poussait il y a 10.000 ans dans le croissant méditerranéen. Cette céréale est aujourd'hui cultivée principalement dans les plateaux de la Haute Provence, à 800 m d'altitude, région de lumière et de soleil. Pour l'utiliser, il faut le décortiquer, on obtient le grain que l'on peut consommer et la balle qui l'enveloppait. Cette balle est utilisée pour remplir les oreillers et les coussins. Fluide et légère, elle épouse l'anatomie de chacun en souplesse quelque soit la position adoptée pour le sommeil.

Elle soutient efficacement les cervicales, les maintient et les enveloppe, procurant ainsi une sensation de bien-être et de sécurité. Elle soulage des tensions musculaires. C'est une matière végétale naturelle qui respire, elle est aérée, ce qui évite toute transpiration, à la fois pour les personnes qui transpirent beaucoup de la nuque, mais aussi en cas de fortes chaleurs l'été.

C'est la céréale que l'on récolte la dernière en été, dans le courant du mois d'août, de ce fait, elle se gorge de lumière et de soleil, ce qui en fait un « concentré de lumière » et qui explique sa richesse en silice. Toute la balle est tamisée et ventilée pour la débarrasser des poussières et des impuretés. Elle provient d'une ferme en agriculture biologique, certifiée "Qualité France" proche de mon domicile.

  • Lavandula angustifolia.

La lavande que j'utilise est la lavande "fine" « lavandula augustifolia ou lavandula vera », soit sauvage, elle pousse sur les hauts plateaux de la Drôme Provençale, à 1200 m d'altitude, ou cultivée en agriculture certifiée biologique. Mélangée à la balle de petit épeautre, elle parfume agréablement chaque oreiller et coussin apaise, détend et permet un sommeil régénérateur. LA PROVENCE EST AU RENDEZ-VOUS DANS VOTRE OREILLER !

A noter que : C'est un produit précieux qui devient rare car elle est atteinte d'une maladie qui la décime, il s'agit du "dépérissement" : une bactérie est véhiculée par un insecte, c'est une véritable hécatombe à laquelle il n'a pas été possible de remédier à ce jour.

Vous pouvez ainsi voir les champs enherbés, avec nombre de pieds manquants : la culture est à l'abandon. La maladie atteint aussi la lavande sauvage. La lavande fine est en voie de disparition. Le lavandin est plus résistant, il occupe 80 à 90 % des surfaces de ce que l'on appelle couramment la lavande, son parfum est plus camphré.

  • La cosse de sarrasin

Utilisée uniquement en mélange dans les zafus. Le sarrasin est couramment appelé "blé noir". Ce n'est pourtant pas une variété de blé, ni une graminée : il appartient à la famille des polyganacées. On le trouve en Bretagne, dans le Cantal et en Corrèze, et aussi en Russie et dans les pays de l'Est. Il est aussi décortiqué pour séparer le grain de la cosse. Cette cosse est plus ferme et plus dense que la balle de petit épeautre, pour cette raison elle est utilisée pour remplir les zafus ou coussins de méditation, leur assurant ainsi une stabilité dans l'assise et dans le temps.

  • Les tissus

L'ENVELOPPE DES OREILLERS ET COUSSINS100% coton filé et tissé en France, issu de l'agriculture biologique et équitable (label GOTS). C'est une toile épaisse et solide, de couleur écrue, utilisée pour la confection des housses de tous les articles : coussins, oreillers, rouleaux, coussin d'allaitement, zafus...

  • LES TAIES

En cotons écrus issus de l'agriculture biologique, label GOTS :

- en flanelle : coton gratté très doux au toucher et chaleureux.

- en satin de coton : très belle qualité, tissage serré, doux et résistant. Ces deux cotons bénéficient du traitement mécanique SANFOR qui leur assure une résistance aux lavages fréquents.

- en jersey éponge : coton très doux et confortable, idéal pour les housses de coussins d'allaitement, ou les taies des rouleaux de massage.

- en 100% coton pour les tissus provençaux et les tissus épais de couleur (housses de zafus, de coussins...)

Petit échange avec Odile, la coussinière

  • Peux-tu te présenter en quelques lignes STP, ton prénom, ville, status de ton entreprise, etc. ?

Odile, je suis originaire de Boulogne sur Mer mais je vis dans le sud de la France depuis l'âge de 9 ans !
J'habite le joli village de Sault, à 760 mètres d'altitude, tout proche de la Drôme Provençale où la Coussinière a vu le jour en mars 2010 sous le statut d'autoentreprise.

  • Depuis quand exerces tu cette activité ? Quel est ton parcours ?

Depuis 10 ans je couds oreillers et coussins végétaux pour le plus grand bonheur de ma clientèle ! J'ai commencé cette activité suite à une période de chômage sur la commune de Montauban sur l'Ouvèze, en zone de montagne où le travail se fait rare,et pour continuer d'y vivre il vaut mieux créer son activité ;

  • Quelle est ta démarche (étique, bio, etc) ?

Ma démarche est tournée vers le bio et les matières naturelles car j'ai grandi avec des parents écologistes (avant gardistes à l'époque), puis j'ai fait des études agricoles, dont une année en agriculture biodynamique. J'ai toujours eu un lien fort avec la terre, avec la nature, tout cela s'est réuni avec la création de la Coussinière. Le « bio » s'est imposé de lui-même car pourquoi fair autrement ? Pourquoi faire souffrir la terre, l'empoisonner avec tous les produits chimiques et au passage empoisonner l'être humain ?

  • As-tu un style de prédilection dans la création de tes produits ?

Pour la quasi totalité des produits que je fabrique, j'ai répondu à des demandes, de mon entourage, de mes voisines, de mes clients. J'ai donc cherché à leur fournir ce dont ils avaient besoin, et il se trouve que bien d'autres ont découvert et ont été satisfait des divers articles et ce n'est pas fini !
A titre d'exemple :
• la gamme des rouleaux a été créée à la demande de formateurs en massage (suite à une formation que j'ai moi-même suivie)
• les oreillers, ça coulait de source, il faut bien dormir et bien du monde (dont je fais partie) souffre aujourd'hui des cervicales, alors autant s'octroyer du confort !
• Quand j'ai commencé l'activité, 3 de mes voisines attendaient un bébé, d'où le coussin de maternité...
• pour les zafus, c'est aussi une voisine, professeur de Tao curatif qui m'a demandé de créer le 1er modèle (15cms), les autres hauteurs ont répondu à des demandes de mes clients sur les marchés.
• Les bandeaux pour les yeux ont vu le jour plus tardivement, suite à une rencontre avec cette personne qui enseigne le « yoga des yeux », qui propose ses stages dans la France entière et qui cherchait ces bandeaux pour aussi les proposer à ses stagiaires.

Pour me résumer , mon style a été de répondre aux demandes et de satisfaire les besoins de confort des uns et des autres.

  • Qu’est-ce qui te motive, quelle est ta source d'inspiration ?

Mes clients , c'est dit au précédent paragraphe.

  • Quelle est ta matière préférée ?

Je travaille essentiellement le coton , bio. J'ai aussi travaillé le chanvre, mélangé à du coton, c'était un très beau tissu mais mon fournisseur a fermé.

  • Combien de temps te prends ton activité ?

Tout mon temps ! 1/3 couture, 1/3 vente, 1/3 bureau, paperasses et compta... Pas beaucoup de répit !

  • Quel est ton parcours ?

Il est varié ! Une formation agricole à la base, quelques petits boulots dans ce domaine, puis je me suis occupée de l'éducation de mes trois enfants. Pour être suffisamment disponible pour eux j'ai travaillé dans leur école : où j'ai donné les cours de travaux manuels et me suis occupée de la comptabilité. J'ai en fait tout au long de ma vie, je ne parlerais pas de carrière car le mot n'est pas approprié, j'ai toujours cousu et toujours fait du travail de bureau, secrétariat et comptabilité, principalement dans un cadre associatif, le tout en lien avec l'agriculture, la terre.
Tout cela s'est réuni avec la création de La Coussinière.

  • Pourquoi exerces tu ce métier en particulier ?

J'exerce ce métier car j'y trouve un équilibre entre les moments où je suis dans mon atelier pour la création, en tête à tête avec les matières et avec moi-même, et les moments sociaux où je rencontre plein de monde sur les foires et marchés, des relations se créent, des amitiés se nouent...
J'ai aussi une grande liberté dans ce que je fais, sans comptes à rendre à personne, avec bien sûr en contre-partie, l'insécurité des ventes et la charge morale parfois pesante car toujours présente...

  • Qu’est-ce qui le rend difficile à réaliser ?

L'artisanat français commence à être reconnu, mais le pouvoir d'achat de la majorité ne permet pas toujours d'investir dans du local, et cela nous pénalise, petits artisans. C'est souvent une question de choix, car ceci dit en passant les caddy de supermarché n'ont pas de mal à se remplir par les mêmes gens qui trouvent notre travail artisanal trop cher. Il est aussi possible de trouver le même genre de produits que ceux de La Coussinière chez Nature et Découverte par exemple, la question à se poser est de savoir où l'article en question a été fabriqué, avec quelles matières premières et dans quelles conditions de travail...
C'est un véritable travail de débroussaillage dans la réflexion , de prise de conscience à effectuer, peut-être la crise actuelle du coronavirus nous aidera dans ce sens ...
Tout cela fait que les revenus sont fragiles et demanderaient à être revus à la hausse pour une rémunération plus juste.

  • Accordes-tu beaucoup d'importance à la finition, à la présentation de tes produits ?

Oui ! Les finitions donnent un meilleur rendu visuel d'une part et assurent aussi la solidité de la pièce.

  • Peux-tu vivre de votre travail ?

Pas vraiment... parlons plutôt de survie... La Coussinière aurait besoin d'un ou d'une vraie vendeuse, c'est difficile d'être à la fois qualifiée pour la fabrication et pour la vente !

  • Quels sont tes rêves ?

J'ai besoin de ralentir... La retraite approche... Pour les articles proposés, La Coussinière est une base solide pour qui voudrait la reprendre, elle nécessiterait un développement sur le plan commercial. Mon rêve serait de la céder à une personne qui la continuerait dans le même esprit, avec la même éthique.

  • As-tu conseil pour les jeunes générations STP ?

Consommer local, vivez le plus simplement possible, la planète, la terre, la nature nous offrent tout ce dont nous avons besoin. Laissez de côté le plus possible l'artificiel, vous vous en porterez mieux, la planète aussi, l'épopée « coronavirus » est en train de nous montrer comment la Terre se porte mieux depuis que sont à l'arrêt toutes les industries.
A chaque geste, à chaque achat, une question : est-ce vraiment utile ?
Une 2ème question : qui fabrique, où, dans quelles conditions humaines et environnementales ?

  • Où se situe ton atelier :

La Coussinière a une « âme voyageuse »... Pour l'instant à Gargas mais cela ne peut durer... Un local est possible à Sault, un joli village, très touristique, c'est aussi le berceau de la culture du petit épeautre et de la lavande. Mais c'est un loyer de plus et la conjoncture actuelle me fait bien hésiter, d'autant plus que j'ai eu un refus complet des aides de la Caf pour mon logement et l'aide sociale pour rentrer dans ce logement (caution et frais d'agence). C'est donc LA grande question du moment...

Petit historique :


• Avril 2016 : installation dans la région d'Aix en Provence, d'abord sur Rognes puis dans un bel atelier à St Cannat, accompagnée d'une nouvelle gamme de flyers ;
Cependant le climat trop chaud, les loyers trop élevés, le passage insuffisant dans le centre déserté de St Cannat et la nostalgie des montagnes...

• Septembre 2018 : installation à Gargas à côté d'Apt : je me rapproche ainsi de mes matières premières en Drôme provençale et de l'air de la montagne qui me manque !
dernière destination ? Non !

• Début 2020 c'est un retour complet dans les montagnes, à Sault cette fois-ci, l'air de la montagne y est pour de bon, mes matières premières encore plus proches. L'atelier reste à Gargas pour l'instant en attendant de trouver le lieu qui l'accueillera à Sault.

  • Avec quelles matières travailles-tu ?

Je travaille avec les matières végétales qui poussent dans mon environnement le plus proche : la balle du petit épeautre et la lavande fine, les deux sont issus de culture biologique, et selon les années la lavande provient de cueillette sauvage.

Mon tissu principal, utilisé pour les enveloppes de tous les articles que je confectionne est un 100% coton bio est filé et tissé en France dans la Loire, il bénéficie du label international GOTS qui garantit une culture biologique sans pesticides et un travail équitable.

  • Pourquoi le choix du naturel ?

Parce que j'ai moi-même grandi dans le bio et le respect de la planète depuis les années 1970 et qu'il n'y a pas d'autre alternative possible !
Si dans les années 70, le monde riait au nez des précurseurs, aujourd'hui il y a urgence. Pas besoin de polluer la terre avec les produits chimiques, ni de gaspiller les réserves en eau, on peut bien faire autrement.
Et puis, c'est tellement plus agréable de dormir sur du naturel, ça sent bon, ça respire...

  • Peux-tu nous expliquer tes méthodes de travail ?

La méthode de fabrication est simple, couture et surjet pour une meilleure et plus solide finition, l'article est fait pour durer, pas pour entrer dans un mode de consommation excessive.
Le garnissage se fait avec un mélange de fleurs lavande fine que je tamise pour en éliminer la fine poussière, et de balle de petit épeautre, laquelle est propre, nettoyée, dépoussiérée, ventilée... par mon fournisseur.

  • Quelles dont les dates clés de ton activité ?
  • le 16 mars 2010 : Création officielle de La Coussinière, déclarée comme telle à laChambre des Métiers de Montélimar. Cependant il faudra attendre décembre 2018 pour être reconnue « artisan » !
  • Siège de l'entreprise en Drôme Provençale à Montauban sur l'Ouvèze.
  • Partenariat appréciable de l'ADIE pour démarrer l'entreprise.
  • L'ADIE = Association pour le Droit à l'Initiative Economique, ce sont eux qui octroient les microcrédits. Le 1er prêt a permis l'achat de la surjeteuse, outil indispensable pour des finitions propres et solides, ainsi qu'à l'achat du 1er rouleau de tissu bio.
  • Année 2010 : les principaux articles de La Coussinière ont été créés dans les 6 premiers mois qui ont suivi la création de l'entreprise, le plus souvent en réponse à la demande de ma clientèle naissante ;
  • 2010-2011-2012...les points de vente se mettent en place, marchés hebdomadaire de Buis les Baronnies, marchés de producteurs en saison : Ste Jalle, St Auban...
  • puis les foires annuelles : Fête de la lavande à Ferrassières, Journée Bien-être de Montbrun les Bains, la foire bio de la vallée du Jabron : Montfroc,
  • et les ventes en biocoop, Vaison la Romaine mais aussi une tournée dans le Cher, l'Allier, la Loire...
  • Mars 2012 : le 1ers salons  : Sésame à Nimes, Morières les Avignon …
  • création du 1er site internet « site vitrine » en  avril 2013
  • en même temps que les 1ers flyers « pro » ;
  • évolution du site vitrine en site de vente en ligne en 2015
  • www.coussinsvegetaux-lacoussiniere-26.fr
  • et pour finir le site actuel, créé en 2019, accompagné de nouveaux flyers en accord avec le design du nouveau site.